Taoïsme, Bouddhisme, Confucianisme

Taoïsme, Bouddhisme, Confucianisme

La pensée traditionnelle chinoise est essentiellement bercée par ces trois doctrines et représente le socle de la tradition martiale.

Notamment, la consécration du principe taoiste des 5 éléments (5 mouvements) se retrouve dans l’ensemble de la pratique du viet vo dao Le crès : dans la philosophie (complémentarité et non pas opposition ni supériorité) , la structuration des entraînements (déroulement), l’approche pédagogique (techniques de la loi d’engendrement Shēng 生 ou de domination Kě 可, dans l’appréciation des qualités martiales de chaque pratiquant (passages de grades)…

Le système de valeur confucianiste de l’Ecole est basé sur Rén 仁 (humanité, bienveillance, politesse…) et de Lĭ 禮 (rîtes, ordonnancement, moralité…) et permettent une amélioration personnelle pour devenir des « hommes de bien » (Jūnzi 君子).

Quant au bouddhisme Chán 禅, Bodhidharma en serait le fondateur, mis au point au monastère de Shaolin, en Chine en 520 de notre ère.

  • Pour le Taoïsme, il faut adapter un mode de vie ascétique, pénétrer jusqu’aux bases du monde : le tao (le « chemin » ou la « voie ») d’où montent les pensées et les actions justes.
  • Pour le Pour Confucianisme, il existe un ordre universel auquel il faut s’adapter en adoptant une morale stricte qui enjoint notamment de remplir toutes ses obligations, rendre culte aux ancêtres, être fidèle aux lois et aux coutumes, obéir aux supérieurs etc…
  • Pour le bouddhisme, l’ensemble des préceptes religieux est destiné à échapper aux maux de l’existence. Pour cela, il faut mener une vie ascétique et probe mais la béatitude bouddhique est un anéantissement : c’est le sens du nirvâna.

Pour comprendre la société chinoise, sa philosophie et son fonctionnement, il faut bien intégrer que les traditions et arts ont intégré et digérer ces 3 courants de manière subtile. « SAN JIO » les trois doctrines s’harmonise en un.