Quyens viet vo dao

Les Quyens en viet vo dao

Les quyens en viet vo dao sont une combinaison de mouvements codifiés, le terme quyens est bien sur vietnamien. (Kata en japonais)

Cette partie technique de notre pratique permet au vo sinh (le pratiquant) d’apprendre des enchaînements (quyens) qu’il pourra effectuer seul ou en groupe.

Le jeune pratiquant commence par des déplacements en carré, puis en étoile (bat quai). Viennent ensuite les leçons, afin de développer les techniques spécifiques du Thanh Long (tranches, paumes, piques, marteaux, coudes, blocages, coups de pieds) et les séries permettant de préparer le travail de poursuite d’un adversaire.

Les Quyens, viennent après l’acquisition des bases pour appliquer toutes sortes de techniques dans les huit directions de notre rosace (Ba gua). Le travail des enchaînements permet de stimuler à chaque âge de la vie la mémoire, de renforcer le corps et de répertorier les techniques de notre école.

Quyên (Bai Quyen / Thao Quyen)

Ces formes de base sont travaillées sous forme d’enchaînements, de séquences complexes de mouvements, propres à chaque école : le quyên.

En France, ces enchaînements sont appelés « Quyên ». Cette appellation est impropre, mais néanmoins solidement implantée, acceptée, et nous continuerons donc à l’utiliser…

Étymologiquement, « Quyên » signifie « poing, boxe ». Par glissement, on en est venu à utiliser le terme Quyên en lieu et place de « Bai Quyên » (leçon de boxe), puis, lui accordant le sens de « série de mouvement de combat » il est venu remplacer « Bai Thao » (leçon d’enchaînement) ou « Don Luyen » (entraînement en solo, enchaînement tout seul). Aujourd’hui, la plupart des écoles francophones utilisent donc le terme Quyên, ou Thao Quyên, pour désigner leurs enchaînements à mains nues (et parfois même avec armes).

On entend souvent que « Quyên » serait l’équivalent du japonais « Kata ». Ce n’est pas tout à fait exact. Premièrement, comme on vient de le dire, Quyên ne concerne que les enchaînements à mains nues (sans armes). Deuxièmement, et plus essentiellement, il y a une vraie différence au niveau du sens profond. Kata, en japonais, désigne la forme, le moule, la copie conforme et parfaite. L’idéogramme qui le représente existe aussi au Viêt Nam (« hinh »), mais n’est pas utilisé en arts martiaux. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas, dans le Vo Thuat, de concept de modèle ou de perfection à atteindre. Le pratiquant doit apprendre, mais surtout comprendre, sentir le mouvement, en capter l’essence, et le faire sien.

Traditionnellement, chaque Thao Quyên est accompagné d’un titre (une appellation imagée) et d’un poème (« Bài thiêu ») qui, pour l’initié, en éclaire le sens.