Les pratiques respiratoires

Le travail respiratoire

Le tra­vail res­pi­ra­toire nous fait pren­dre cons­cience de notre mau­vaise ges­tion du souf­fle, nous permet de qua­li­fier et maî­tri­ser notre res­pi­ra­tion ainsi que de nour­rir le qì et le diri­ger selon les cir­cuits énergétiques du corps. Citons les paro­les de l’empe­reur Jaune 黄帝 Huángdì, sou­ve­rain légen­daire qui aurait régné de 2698 à 2597 av. J.-C. et qui serait à l’ori­gine d’un des canons de la méde­cine tra­di­tion­nelle chi­noise, le 黄帝内經 Huángdì Nèijīng :

« Respirer c’est vivre,
Respirer mal c’est vivre mal,
Respirer petitement c’est vivre petitement,
Il appartient à chacun de cultiver son corps et son esprit
Afin d’obtenir le vrai souffle. »

On com­mence par appren­dre à appré­hen­der les trois niveaux res­pi­ra­toi­res (ventre, thorax, gorge et tête) cor­res­pon­dant aux lieux du 精 jīng (« essence »), du 氣 qì (« souf­fle-énergie ») et du 神 shén (« esprit »), trois des cinq sub­stan­ces vita­les en méde­cine tra­di­tion­nelle chi­noise, avec le sang et les liqui­des orga­ni­ques. Ce tra­vail s’effec­tue d’abord de manière sta­ti­que puis en mou­ve­ment selon des enchaî­ne­ment codi­fiés (quyền res­pi­ra­toire et énergétique ou luyện khí quyền).

La respiration en 3 temps permet, accompagnée des mouvements de bras, de nourrir le corps en profondeur grâce aux phase d’inspiration, de rétention et d’expiration qui va nettoyer le corps des impuretés.

Ce travail de base permet d’intégrer le souffle dans sa pratique puis d’intégrer la conduite du souffle dans le travail énergétique pour enfin refusionner le tout dans un état naturel.