Méditation

Travail d’inté­rio­ri­sa­tion par excel­lence, la médi­ta­tion assise est une facette de l’interne impor­tante dans notre méthode. Nous la pra­ti­quons dans une pos­ture assise sous deux formes com­plé­men­tai­res.

La méditation passive

C’est le pre­mier tra­vail, dans lequel on recher­che un relâ­che­ment total par l’acqui­si­tion d’une pos­ture juste, d’une assise dans laquelle il est pos­si­ble d’éviter toute ten­sion mus­cu­laire. On tente également d’apai­ser son esprit en ne se fixant sur aucune pensée en par­ti­cu­lier ou, selon une méta­phore sou­vent uti­li­sée, en les lais­sant passer « comme le vent chasse les nuages dans le ciel ». Le but est de favo­ri­ser la cir­cu­la­tion du qì, d’enle­ver les blo­ca­ges ou désé­qui­li­bres éventuels afin de pré­pa­rer son corps à un tra­vail actif.

La méditation active

À un niveau plus avancé, on uti­lise la médi­ta­tion pour guider cons­ciem­ment l’énergie dans le corps selon des tra­jets précis — comme les petite et grande cir­cu­la­tions —, tra­vailler sur des points d’acu­punc­ture, des méri­diens ou des orga­nes.

Nous proposons dans l’école de viet vo dao le Crès d’autre type de méditation (debout statique, en mouvement…)

Faire circuler le souffle vital dans l’orbite microcosmique

Du point de vue taoïste, le mouvement naturel de l’énergie (chi) dans notre organisme est en fait le mouvement de notre souffle vital. Ce mouvement est gouverné par les principes du yin et du yang, principes qui correspondent à ceux de la polarité, aux charges négative et positive de l’électricité et du magnétisme.
Ce mouvement s’effectue grâce à un réseau complexe de canaux énergétiques reliant entre eux divers sens, organes internes et centre énergétiques. L’énergie circule des zones ayant un grands potentiel électrique vers celles ayant un potentiel électrique moindre.
La maladie et les malaises s’installent lorsque cette circulation est bloquée ou déséquilibrée. Les canaux énergétiques peuvent être ouverts ou rééquilibrés grâce à une variété de moyens : l’acupuncture, les plantes, le massage, la méditation, les mouvements et les postures issues du Qi Gong, du Tai chi.

Selon les observations et découvertes faites par les maîtres taoïstes et les docteurs chinois, il existe 60 canaux majeurs, appelés aussi méridiens, dans le corps humain.
Alors que certains de ces méridiens, les méridiens primaires, acheminent le souffle vital (notre force vitale) vers les divers organes et glandes du corps, d’autres méridiens, appelés méridiens psychiques, servent de réservoirs d’énergie qui relient entre eux les méridiens primaires et les sustentent.
Afin de comprendre le pouvoir de la respiration naturelle du point de vue taoïste, il faut se pencher plus en détails sur les deux principaux méridiens psychiques : le vaisseau Gouverneur et le vaisseau Conception.
Ce sont en effet ces deux canaux énergétiques qui relient entre eux les divers centres énergétiques du corps. Et ce sont ces divers centres qui absorbent et transforment l’énergie qui y circule, et qui fournissent aux autres méridiens l’énergie à être distribuée dans tout l’organisme.