Le sabre

La pratique du sabre

Le sabre est une arme à large lame courbe avec un seul tranchant. La lame du sabre est solide et épaisse pour pouvoir trancher efficacement tout en permettant une protection fiable à défaut de bouclier.

La pratique du sabre va renforcer le corps du pratiquant par les techniques et le poids de l’arme. Le poignet et l’avant bras sont bien sollicités ce qui va permettre d’acquérir une bonne solidité de ces éléments très utiles pour la pratique des autres armes, pour le deux par deux et l’approche du combat.

Le sabre cor­res­pond à l’élément Métal (5 éléments) car sa pra­ti­que très phy­si­que déve­loppe le souf­fle et l’énergie du poumon.

Les différentes parties du sabre

L’histoire du sabre dans les arts martiaux

Le sabre (lame courbe ou droite à simple tran­chant) acquit sa noto­riété au cours de la dynas­tie 漢 Hàn en Chine (cf. épée). C’est à cette époque qu’il fut pré­féré à l’épée comme arme de base du soldat (cava­lier ou fan­tas­sin) pour ses coupes plus puis­san­tes qui en fai­sait une arme plus rapi­de­ment effi­cace en combat. À partir de cette période, de nom­breux modè­les se déve­lop­pè­rent en fonc­tion de leur uti­li­sa­tion, comme le đại đao, et les influen­ces des pays voi­sins.

Il sem­ble­rait par exem­ple que les sabres du Japon aient été influencé par l’armu­re­rie chi­noise à une époque recu­lée et qu’ils l’aient influen­cée en retour avec des sabres comme le 苗刀 miáodāo. Il est amu­sant de remar­quer que le sabre 牛尾刀 niúwěidāo ou oxtail sabre (« lame en queue de bœuf ») rendu célè­bre par les films d’arts mar­tiaux est uti­lisé aujourd’hui dans la plu­part des écoles tra­di­tion­nel­les dérive d’armes popu­lai­res et n’a aucune ori­gine mili­taire, à l’inverse du 柳葉刀 liǔyèdāo (« lame en feuille de saule »).