La lance

L’ori­gine de la lance remonte très loin dans l’his­toire de l’huma­nité. Les pre­miè­res ver­sions sont de sim­ples bouts de bois avec un pointe en pierre taillée. Utilisée comme arme de jet et arme longue de corps à corps, on en trouve des varian­tes de plus en plus évoluées dans toutes les civi­li­sa­tions sous les noms de jave­lot, sagaie, pilum, pique, 槍 qiāng en chi­nois et thương en viet­na­mien.

La lance fut très uti­li­sée par les sol­dats de nom­breu­ses armées, notam­ment chi­noi­ses, pour des rai­sons économiques (voir đại đao) et pour sa poly­va­lence en tant qu’arme de jet et d’arrêt contre les char­ges enne­mies.

Au cours des siè­cles, de nom­breux styles et écoles se sont déve­lop­pés, amé­lio­rant les tech­ni­ques et abou­tis­sant à un manie­ment très subtil, basé essen­tiel­le­ment sur des piques et des tran­ches en des points précis. Pour illus­trer cela, on peut dire que la lance est au đại đao ce que l’épée est au sabre : une arme moins puis­sante mais plus en finesse.

Dernière armes asso­ciées aux éléments, la lance cor­res­pon­dant à l’Eau et sa pra­ti­que permet de tra­vailler sur les os et les arti­cu­la­tions ainsi que de ren­for­cer l’énergie des reins.