L’épée

L’épée (lame droite et double tran­chant ; 劍 jiàn en chi­nois, kiếm en sino-viet­na­mien) était l’arme prin­ci­pale de tous les corps de l’armée chi­noise avant la dynas­tie 漢 Hàn (206 av. J.-C. à 220 ap. J.-C.), avant d’être sup­plan­tée par le sabre dans les mains des cava­liers puis des fan­tas­sins, pour fina­le­ment être réser­vée aux offi­ciers. Ce fut le point de départ de son uti­li­sa­tion comme objet d’appa­rat en paral­lèle de sa fonc­tion mar­tiale. Par la suite, les mem­bres des hautes clas­ses de la société arbo­raient une épée cor­res­pon­dant à leur rang. Elle fut entou­rée de super­sti­tion, censée appor­ter hon­neur et inté­grité au pra­ti­quant, acquit même un carac­tère sacré et fut uti­lisé dans de nom­breux rites reli­gieux notam­ment taoïs­tes.


Fabriquée en bronze, en fer et fina­le­ment en acier, l’épée chi­noise a beau­coup évolué en taille et forme au cours de sa longue his­toire, sui­vant les modes et les pro­grès tech­ni­ques.

Son manie­ment rapide et fluide met l’accent sur des frap­pes pré­ci­ses des­ti­nées à tran­cher des artè­res ou sec­tion­ner des arti­cu­la­tions. Associée à l’élément Feu, elle qua­li­fie l’énergie du cœur et active la cir­cu­la­tion san­guine.