Les armes traditionnelles

Les armes traditionnelles Viet Vo Dao le Crès à coté de Montpellier

L’enseignement des armes traditionnelles vietnamiennes vient dans la continuité des enseignements interne et externe en proposant de maîtriser un objet extérieur à soi (ici une arme) qui devient alors le prolongement de soi de son corps.

La pratique des armes nécessite la compréhension et la mise en pratique des principes enseignés dans l’art martial et les arts de santé. Cet enseignement permet de développer le pratiquant qui découvre une transmission énergétique différente à travers chaque arme et une précision rigoureuse nécessaire à leur manipulation. Chaque arme est étudiée spécifiquement.

Le travail des armes fait partie intégrante de l’art martial traditionnel vietnamien et en général, des écoles d’art martiaux traditionnelles. En fonction des pays et styles d’arts martiaux, les armes peuvent varier dans leur forme, style, maniement ou nom.

Pourquoi apprendre les armes traditionnelles à notre époque ?

Bien qu’elles n’aient plus l’utilité guerrière qui fit leur grandeur les siècles précédents, les armes blanches sont un moyen pour le pratiquant (vo sinh) de faire évoluer sa technique en apprenant à être en harmonie avec l’objet qu’il manie.

Héritées de pratiques et de connaissances ancestrales, les armes occupent une place importante dans l’école traditionnelle Viet Vo Dao Le Crès, elles permettent aux pratiquants de se confronter à diverses alternatives et d’enrichir leur cursus.

Les générations antérieures s’appliquant à en maîtriser leur maniement dans un soucis d’efficacité aux combats, ont su voir à travers elles, le moyen de développer la recherche de la maîtrise du corps et de l’esprit.

Quelles sont les armes enseignées dans l’école du Crès ?

L’école d’arts de santé et d’art martial Le Crès Viet Vo Dao propose une très grande richesse d’armes traditionnelles vietnamienne à travailler avec 16 armes traditionnelles proposées à l’enseignement.

 
L’arme fondatrice
Afin de former le pratiquant à la manipulation des armes, l’étude commence par la mère de toutes les armes le bâton long.
 
Le maniement des armes nécessite davantage de précision et de contrôle de soi. C’est pour cela que l’étude de celle-ci commence à partir de la deuxième année avec une arme essentielle et centrale, qui a la particularité et la difficulté d’avoir 2 bouts qui travaillent et d’une taille importante :
  • le bâton long (Gun, Kun, Kwon)(symbole de la puissance et de l’équilibre, et qui développe l’esprit de décision, travail sur le centre et l’élément terre)

Le bâton long est la première des armes que l’on étudie. Taillé dans du rotin naturel, matériau souple et solide, de la taille du pratiquant, cette arme permet d’envisager une distance de combat plus grande qu’à mains nues et oblige l’élève à une grande précision dans ses mouvements.

Les armes de base

L’étude des armes se poursuit ensuite avec le choix d’une autre arme parmi les 4 autres armes de base pour l’enseignement du premier cercle :

  • sabre, (Dao, Tao) (la pratique favorise le souffle, travail sur le poumon, élément métal ), 
  • épée, (Qian, Chien, Jian) (symbole de la noblesse, de la témérité, de la magnificence, et qui favorise le développement de l’esprit (Shen) la saison énergétique de l’été et l’élément feu); l’épée, arme noble par excellence est un travail plus précis avec la notion de lame et de changement d’axe.
  • fléau, (Kien, Chien) nom vietnamien du nunchaku japonais, avec une particularité permettant plus de possibilité qu’un nunchaku démocratisé par les films de Bruce lee.
  • bâton court

Les armes réservées aux pratiquants les plus assidus

L’apprentissage d’une arme nécessite de la pratique pour être maîtrisée. Une fois sa manipulation fluide et efficace, le travail à deux permet de qualifier encore plus son maniement qui devient de plus en plus effectif. Une fois formé, le pratiquant en fonction de son affinité avec une arme peu approfondir sa pratique pour découvrir tous les raffinements proposés par chaque arme.

Les pratiquants les plus assidus pourront continuer l’apprentissage des armes au fur et à mesure de leur perfectionnement et passer sur l’apprentissage d’armes plus complexes à manipuler ou nécessitant la maîtrise des armes de base de l’école.

Le niveau supérieur (2ème cercle) comprend :

Les armes doubles

les armes doubles nécessite la maîtrise complète de l’arme simple avant d’envisager la manipulation de 2 armes en même temps, une dans chaque main qui permet d’approfondir encore plus leur travail et d’ouvrir un champ d’exercice encore plus large. La travail des armes en double est également un excellent exercice de coordination.

  • les armes en double : qui permet de travailler les 2 mains de façon dissocié, nécessite d’avoir travaillé à droite et à gauche les armes simples au préalable. Le maniement, la mémoire et les connexions cerveau droit et cerveau gauche sont très sollicitées lors du travail d’armes en double qui est la suite naturelle du pratiquant d’arts martiaux assidu.
    • double sabres,
    • double épées,
    • double fléaux,
    • double bâtons courts
Les armes longues

Les armes longues nécessitent une bonne structure du corps pour pouvoir manipuler des armes d’une certaine longueur avec facilité et efficacité. La transmission d’énergie à travers une armes longue nécessite une bonne maîtrise des capacités martiales : l’enracinement, gainage, transmission d’énergie et verrouillage.

De plus les armes longues sont la combinaison de plusieurs armes entre elles et nécessitent donc la maîtrise des armes de base pour pouvoir comprendre les principes de cette combinaison de plusieurs armes en une seule.

La pratique du bâton long (première arme enseignée) permettra une prise en main facilité de ces armes longues.

  • les armes longues : elles sont enseignées en fin de cycle car elles cumules la combinaison de plusieurs armes et donc plusieurs principes
    • lance, (Qing, Cheong) (travail sur les reins et l’élément eau)
    • hallebarde (Le Daï Dao, Guan-dao, Kun-tao, Kwon-tao), (travail sur les muscles et tendons et l’élément bois)
    • fléau trois sections (tri-bâton ou fléau à 3 Branches).

Les armes courtes

Les armes courtes, à l’inverse des armes longues qui maintiennent l’adversaire à distance, nécessitent de s’approcher de son adversaire pour du combat rapproché et parfois de faire face à des armes bien plus longues. C’est pourquoi il est indispensable de maîtriser des capacités martiales fortes pour envisager de pratiquer avec ce type d’armes courtes avec lesquelles on va être bien plus exposé par une pratique proche de son adversaire.

  • les armes courtes : nécessitent une parfaite maîtrise de l’externe et l’interne car leur longueur demande un combat rapproché avec des armes courtes face à des armes parfois beaucoup plus longues (lances, bâton long…).

Les armes spéciales

En fin de cycle de formation, l’ouverture à l’enseignement d’armes spéciales est ouvert aux pratiquant les plus chevronnés afin de découvrir encore d’autre principes de travail à travers des armes différentes en terme de fonctionnement, manipulation et d’énergie.

  • les armes spéciales
    • éventail (San, Shan), L’éventail est une arme appréciée par les pratiquantes féminines permet d’allier l’élégance à l’efficacité.
    • chaîne à 9 sections (Tie, Tich), arme fluide et métallique, difficile à manier et à contrer par sa flexibilité même en parant avec son arme il y a de fortes chances de finir touché. L’extrémité est propulsé par la chaîne entière et frappe avec grande force.
    • La ceinture du vo phuc est nouée de telle manière à pouvoir s’en servir rapidement comme outil de protection et défense face à des attaques armées. Cet enseignement est réalisé traditionnellement à l’entrée du second cercle.

Chaque arme fait l’objet d’une formation particulière (travail de base et de 2 par 2 et d’un quyens (forme, kata) complet.

Pourquoi autant d’armes dans l’école ?

La philosophie générale derrière ce travail de toutes ces armes est de pouvoir manipuler rapidement tout objet à portée de soi (stylo, parapluie, chaise, sac à main…) pour pouvoir se défendre et contre attaquer.

L’apprentissage des différentes armes avec leur énergie et trajectoires spécifiques permet au pratiquant de rapidement pouvoir faire face à des armes non connues et d’utiliser tout objet à proximité pour pouvoir se défendre. Comme vous l’avez observé, il n’est pas courant de se déplacer en ville avec son sabre ou son hallebarde :-).

Voir les horaires des cours d’armes traditionnelles vietnamiennes et chinoises sur le crès.