Acupuncture

L’acupuncture ou acuponcture (du latin médical du xviie siècle « acupunctura » formé de acus, « aiguille » et punctura, « piqûre ») est un système thérapeutique dont les origines historiques sont très liées avec la tradition médicale chinoise. L’acupuncture consiste en une stimulation de zones précises de l’épiderme : les « points d’acupuncture ». Les techniques de stimulation des points d’acupuncture sont effectuées avec des moyens divers : des aiguilles le plus souvent, mais aussi d’autres moyens physiques (mécaniques, électriques, magnétiques, thermiques, lumineux) ou physico-chimiques, voire d’autres méthodes alternatives (apipuncture, apithérapie avec des piqûres d’abeille).

L’acupuncture ne s’est pas construite sur le savoir scientifique moderne, cependant, des travaux réalisés depuis les années 1990 par des équipes de chercheurs tendent à montrer une efficacité notamment dans le traitement de la douleur. 

La pratique de l’acupuncture est attestée depuis plusieurs millénaires en Asie (en particulier en Inde, Chine, Corée et Japon). De par ses racines historiques, géographiques et culturelles, de ses conditions d’implantation en Occident, l’acupuncture n’intéresse pas seulement la médecine mais aussi l’anthropologie, l’histoire des sciences, l’épistémologie, la sociologie et ce depuis son introduction en Europe au xviie siècle. L’UNESCO l’a inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité le 16 novembre 2010.

En acupuncture, les aiguilles sont sélectionnées selon la condition de l’individu et servent à piquer et stimuler les points choisis.

L’apprentissage de l’acupuncture et de la moxibustion se fait par l’instruction orale et la démonstration, et est transmis à travers la relation maître-disciple ou par l’intermédiaire des membres d’un clan. À l’heure actuelle, la pratique de l’acupuncture et de la moxibustion se transmet également par la voie de l’éducation formelle dispensée à l’université.

La piqûre en acupuncture

La sensation de l’insertion de l’aiguille dans la peau est une sensation très furtive et qui peut être indolore ou plus ou moins douloureuse, selon le point, la rapidité de l’insertion, le diamètre de l’aiguille et la sensibilité du patient.

« (…) On peut ensuite localiser le lieu de puncture avec la main libre avec deux doigts de part et d’autre du point à piquer (…) Cette façon de procéder assure l’atténuation de la sensation de piqûre. » Dr Chen You Fa – Collège d’Acupuncture de Paris
« La main gauche est lourde et appuie pour disperser l’énergie, la droite est légère et fait pénétrer lentement ; telle est la façon de ne point faire mal. » Biao You Fu – Marks of profound prose poem.

Acupression (acupuncture sans aiguille) et Tui-Na

L’acupression dérive de l’acupuncture. Elle est souvent surnommée « acupuncture sans aiguille ». On utilise la pression du doigt, du coude, du pied, etc. selon l’effet désiré sur le point d’acupuncture. Cette pratique est très répandue en Asie.

Le shiatsu, qui en est une branche, est une médecine officielle au Japon. Le shiatsu est une des 8 approches alternatives désignées, dans la résolution A4-0075/97 du Parlement Européen votée le 29 mai 1997, et reconnue par l’OMS en tant que « médecine non conventionnelle digne d’intérêt ».

L’acupression se pratique sur soi-même (exemple : Do In) ou sur une autre personne. La formation en Asie, universitaire, dure 3 ans. Dans les pays où ce métier n’est pas régulé par l’État, l’acupression peut être pratiquée sans formation particulière.

Le Tui-Na est par contre une branche à part entière de la médecine chinoise, enseignée dans les facultés de médecine chinoise en Chine et partiellement dans les écoles française affiliées aux universités chinoises. Elle comprend l’utilisation des points d’acupuncture en massage suivant plusieurs types de stimulation.